mardi 17 juillet 2012

Le Passe-Mot ouvre ses tiroirs

Avez-vous remarqué la nouvelle couleur de mes murs ? Je vous avais prévenu, mais ça éclabousse peut-être moins que prévu. Ce changement-là est cosmétique, ce sont les autres, comme toucher à la structure, qui furent exigeants.

Passer sept cents vingt quelques billets pour les classer en catégorie, à traduire en langage informatique par « libellés ». Quand j’ai commencé Le Passe-Mot en 2006, je ne savais pas ce que je faisais. J’inventais de fantaisistes noms de catégorie, sans en connaitre l’utilité exacte ni les répercussions. C’est hier que j’ai vraiment goûté aux répercussions ! J’avais trop de catégories, j’ai dû éliminer les moins pertinentes, ce qui ne se fait pas d’un coup de balai, mais par beaucoup de pitonnage.

Presque 720 billets à ouvrir pour modifier la catégorie. Et comment vous les présenter pour qu’en cliquant la catégorie dans la marge de droite, vous voyez défiler les textes s’y rapportant ? Je ne savais pas. J’ai dû réfléchir, tester, me tromper, puis réussir.

Et j’en ai profité pour mettre le feu à ma bibliothèque, ce que je voulais faire depuis longue date. Aviez-vous remarqué en bas de la marge droite, j’avais ce que je nommais « Fouillez dans ma bibliothèque » ? Elle devait comprendre tous les titres commentés. Peut-être joli comme ça, mais la bibliothèque amplifiant de jour en jour, son étagère devenait trop longue, et la bibliothécaire tannée de remplir des fiches. Pendant que l’on remplit une fiche, on ne lit pas et on ne commente pas !

J’ai réussi à colliger 25 catégories, j’aurais aimé moins, et me demande encore comment cela se fait-il que j’en ai autant, mais que voulez-vous, je dois vivre avec mon caractère qui aiment les commodes à plusieurs tiroirs.

J’aimerais ouvrir chaque tiroir avec vous afin de fouiller son contenu :

•    Ayez mes critiques à l'oeil : Mes commentaires de lecture de romans québécois uniquement
•    Biographiquement vôtre : Mes commentaires de biographie ou ouvrage à saveur biographique
•    Blogues : on en parle : Là où est abordé les blogues en général et le Passe-Mot en particulier, comme en ce moment. Mon voisinage avec la blogosphère, par exemple, réponse à un tag (défi que l’on se donne d’un à l’autre).
•    Correspondances d'Eastman : Tout ce qui concerne cet événement estival, d’année en année, mes comptes-rendus des Cafés littéraires.
•    De la BD pas pour les enfants : Les jours où je me sens assez d’aplomb pour un commentaire sans prétention sur la bande dessinée.
•    De ma plume je m'envole : Les textes de ma plume pour occasion spéciale, majoritairement en relation avec la littérature mais pas obligatoirement.
•    Du vrac, en veux-tu ? : Plusieurs sujets divers et divertissants dans la vastitude littéraire, et qui mène souvent à un lien. L’idée étant de piger dans ce grand vrac sans se faire croquer trop de temps.
•    L'exception fait la règle : Mes commentaires de lecture des romans hors Québec.
•    La langue, c'est dans la poche ! : Particulièrement, dans les premières années, j’abordais la question du vocabulaire et du bon français. Un tiroir que je n’ouvre presque plus.
•    La littérature se réfléchit : Quand on interroge, questionne les acquis, les mœurs, les habitudes, les incongruités. Comme notre littérature est un miroir de société, on ne peut manquer l’occasion d’y réfléchir.
•    Laissez-vous sonder : Quand je vous sens loin, chers lecteurs et lectrices, et que j’ai besoin de vous entendre. Quand vos réponses prennent le dessus sur mes questions.
•    Le film en livre et vice et versa : Je trouve intéressant ce transfert, ce pont qui nous amène voir comment d’autres personnes ont lu une œuvre pour en faire une différente. C’est fascinant pour la comédienne que je suis. 
•    Les pluies de Prix littéraires : Combien il y en a ! Incroyable. Difficile de tous les répertorier. Je me faufile entre les gouttes de pluies, et me mouille pour certains prix plus que d’autres.
•    Mon mari Marsi, bédéiste : Comment faire pour qu’il ne revienne pas dans ma vie, ce bédéiste qui l’emplit ? Comme il a les deux pieds dans le milieu, j’en parle.
•    Ne pas se priver du personnel : Le personnel prend parfois le dessus, pas trop souvent, puisque je me suis promis de respecter un mandat. Mon privé se confond savamment à la chose littéraire.
•    Passons aux Salons : Ils occupent de la place dans ma vie, c’est un lieu de rencontres et d’effervescence. Quand j’y mets les pieds, je ne peux m’empêcher de vous en parler.  Et vous semblez aimer, alors je continue !
•    Quand c'est pas du roman : La catégorie la plus mince, mais le restera-t-elle ? Pas sûre, car j’aime de plus en plus lire des livres documentaires.
•    Rajeunir : Quand il me prend une envie de lire de beaux albums jeunesse, pourquoi se priver ? C’est important de savoir qu’est-ce que l’on donne à lire à nos enfants.
•    Récréation : J’aimerais vous en offrir plus. De ces moments, assez souvent sous forme de vidéos, qui font sourire et tout oublier.
•    S'apercevoir en entrevue : Les entrevues écrites que j’ai eu l’immense plaisir d’avoir avec certains auteurs. Si ce n’était pas tant de travail,  j’en ferais plus. Encore là, maintenant que cette catégorie est clairement identifiée,  la curieuse que je suis devrais s’y remettre.
•    Saliver les lectures : La cérémonie qui précède le geste d’ouvrir la couverture, convoiter un livre,  dresser des listes, décliner des titres, les présenter, les annoncer, les égrener, perles d’un long collier.
•    Sous la couverture : Elle pourrait s’appeler « divers ». Touche le monde du livre, librairies, libraires, maisons d’édition,  va en-dessous, va voir ce qui passe sous la table. Le tiroir est bien rempli.
•    Webzine La Recrue (premiers romans) : C’est une sous catégorie, je m’explique. Chacun de mes commentaires de lecture se place sous « Ayez mes critiques à l’œil » mais lorsque je commente un premier roman, je rajoute cette catégorie. Ma critique est également publiée à La Recrue du mois, une vitrine panoramique des premières œuvres québécoises (plusieurs rédacteurs-trices en selle).  
•    À la page de l'actualité : Des infos qui passent et parfois reviennent. L’actualité a cela de sûre, elle est éphémère. Attention, s’y trouve des dates de péremption, ne pas prendre le passé pour du présent. 

J’espère que vous aimez mes changements et trouvez commode mes tiroirs cliquables.

18 commentaires:

Lyse a dit...

Bonsoir Venise ,

Je trouve très intéressant de la façon dont c'est classé ... Je vais en lire de temps en temps , ça m'intéresse ...

Merci beaucoup ..

PG Luneau a dit...

Wow!!! Que de classement!!! Après ton déménagement, tu es restée dans le mood «on range tout»!!C'est génial, ces catégories! Tous leurs titres sont punchés et ravissants, et tu nous les décris si bien! Franchement, la littérature québécoise est entre bonnes mains avec toi!! Ne lâche pas!

Julie GravelR a dit...

Ouf! Du travail que tu as fait là! Mais je suis certaine que tu as pu ainsi apprécier le chemin parcouru. Un blogue comme le tien, c'est si intime, prenant! En six ans passés, c'est beaucoup de toi qui s'y est illustré et exprimé.

Ce ménage, c'est aussi une occasion de recul. Pour mieux reprendre le fil ensuite!

Bises!

anne des ocreries a dit...

moi, j'aime bien ton ravalement de façade ! :)))

Venise a dit...

Lyse : Si mon classement t'a donné le goût de fouiller, alors je me dis, mission accomplie !

Venise a dit...

En ce moment, Pierre-Greg, le Passe-Mot est mieux rangé que la maison. Tu verras !

Je suis contente du travail accompli. J'y ai passé une journée et demi environ (tout en continuant de vivre disons).

Venise a dit...

Julie : Certains des textes, je les parcourais très vite, car je me trouvais plutôt impudique, surtout dans ce qui était classé "Bla-bla perso et plus" qui s'est fondu dans "Ne pas se priver du personnel". En tout cas, j'en ai jeté deux ! Peut-être aurais-je dû en jeter plus, mais le travail aurait été encore plus grand, car j'aurais dû lire méticuleusement et l'envie aurait forte de corriger et réécrire. Je ne serais pas sorti du bois ! Prenons cela comme des photos de mots, immuables.

Venise a dit...

Anne : Ravalement ? Je ne suis pas sûre de bien comprendre mais je suis contente que tu aimes. Le fond blanc, c'est reposant pour la lecture. L'ancien jaune presque brun est complètement disparu et l'arrière-fond, est un jaune clair avec des bulles de légèreté. C'est plus joyeux il me semble, moins grave. Je ne suis pas une personne grave, il faut bien que ça se reflète !

anne des ocreries a dit...

Hihi ! Venise, c'est très français ! un "ravalement de façade", c'est l'opération consistant à rénover l'extérieur de sa maison : nouveau crépi sur les murs, couche de peinture fraîche sur les murs et les volets etc....la loi, en ville, en fait obligation à chaque propriétaire à dates périodiques, afin de garder un aspect pimpant à l'environnement urbain ; ce sont des règlements d'urbanisme municipaux, pas nationaux, et ils sont assez peu suivis, en réalité. :)

anne des ocreries a dit...

et, heuuu....quand une dame se fait faire un "lifting", on dit malicieusement que la vieille bâtisse s'est "ravalé la façade" ! - c'est, un ravalement, une opération de rajeunissement.

Suzanne a dit...

Moi qui aime ouvrir les tiroirs pour y faire de belles découvertes!!!
Bravo et merci pour toutes tes passions que tu nous partages. Je le dis et redirai toujours; c,est un bonheur que de te lire.

amicalsupport a dit...

Maintenant il va falloir remplir ça ces tiroirs-là.

Jules a dit...

Quel courage!!! Tes libellés sont originaux, on ne s'ennuie jamais ici!

amicalsupport a dit...

Ça donne une belle image du travail de Venise, on y voit qu'il y a plusieurs sujets, on entrevoit que pour chacun de ces sujets il y a une réflexion bien particulière qui s'est faite, ça porte au respect. C'est ce que je constate.

ClaudeL a dit...

Du courage, oui en effet pour des catégories aussi originales et recherchées. La plupart d'entre nous se contente d'un mot.
Bravo pour ce grand ménage. En fait, ce n'est pas qu'un ménage, c'est un "déménage"!
Et je continue à te suivre où que tu ailles et peu importe comment tu ranges.

Lise a dit...

Bonjour Venise,

est-ce que je suis dans l'erreur ou non? J'ai crû avoir lu ici une critique du livre "Chaque automne j'ai envie de mourir" de Véronique Côté et Steve Gagnon, il y a un bon moment. Avec la nouvelle présentation (beaucoup plus vivsnte et ensoleillée) j'ai un peu de mal à trouver mes repères...

Lise sans blogue.

Venise a dit...

Bonjour Lise !

Tu me donnes une occasion de parler de ma nouvelle présentation. Si tu as cliqué sur Ayez mes critiques à l'oeil, et que tu ne l'as pas trouvé, c'est que je ne l'ai pas lu, ce que je te confirme. La confusion vient peut-être du fait que j'ai mentionné à un certain moment (où ?) que j'aimerais le lire. À moins que ce soit, Comme une odeur de printemps, un titre semblable mais que j'ai lu, qui ai semé la confusion.

Toujours est-il que tu me procures un grand plaisir de savoir que mes compte-rendu de lecture te tiennent à coeur. Un beau cadeau bien emballé que tu m'offres aujourd'hui. Merci Lise !

Lise a dit...

Re-Bonjour Venise

Merci pour l'explication, même si j'ai vraiment lu une critique de "Chaque automne j'ai envie de mourir' sauf que ce n'est pas chez-toi. J'ai oublié où, c'est donc ma mémoire qui est fautive. Il y a vraiment des titres bizarres; parlant de saisons je pourrais écrire un livre (histoire de faire de l'esprit de bottine) intitulé "Chaque été je suffoque comme un poisson hors de l'eau et j'ai hâte que ça finisse.", mais il faut dire que subis l'étuve montréalaise. Vivement l'automne!

Je dois avouer que j'ai un peu honte de lire si peu de littérature de chez-nous, hormis Jacques Poulin, Michel Tremblay, François Gravel et quelques autres, et ici je trouve des auteurs que je ne connais pas et que j'emprunte à la bibliothèque, histoire de les découvrir. Budget oblige je n'achète (presque) que des livres en format de poche, et malheureusement au Québec il y en a très peu...

Mille excuses pour le long commentaire, une chance que je n'écris plus que rarement sur les blogues. Ouf!

Bonne journée belle dame!

Lise sans blogue