mercredi 13 juin 2012

Tsukushi de Aki Shimazaki

Je renais de mes cendres et de mes boites pour viser cette plaquette que j’ai lue depuis plus d’un mois. Presque deux. J’étais attirée par les plaquettes de cette auteure depuis longue date. Elles me faisaient envie pour le côté zen qu’elles dégagent. Je n’ai pas été déçue, ce roman est ce qu’il dégage.

On y entre comme on s’engage dans une pièce d’une grande quiétude qui porte à chuchoter avec l’impression qu’aucun éclat de voix ne sera toléré au cours de cette histoire qui, pourtant, pourrait faire vociférer une personne sans qu’on la croie excessive.

« L’amour passion ou l’amour raison ? » est la question dilemme de cette histoire qui la met en évidence à merveille. N’importe qui pourrait se retrouver face à cette option, sans trop le réaliser, comme le personnage principal, une femme des plus ordinaires.

L’histoire commence en toute limpidité, comme l’eau vive d’une rivière, mais vers la fin, le sable du fond est remué et embrouille la surface. L’auteure renvoie au lecteur le moindre détail de la vie de cette femme ordinaire vivant une vie ordinaire. Vu l’état de tranquillité et du peu de péripéties, j’ai fini par me dire, malgré mon intérêt et ma curiosité en éveil, que le suspense était mince. Mais ce n'est que la façade qui finira par se briser sans un bruit ou à peine un cri vite étouffé.

Les détails du roman perdure, je me souviens encore de la maison qu’habite cette femme d’un homme riche abandonnant son long état de célibat, pour la choisir elle parmi toutes, pour devenir sa femme, la maîtresse de sa vaste demeure et la mère de leur enfant.

L’écriture est pointilleuse, les phrases courtes et précises, aucun superflu, chaque mot a une direction et un angle, ce qui m'a fait penser à de l’art Feng Shui.

Paraitrait-il que l’auteure est régulière comme un métronome et qu'elle sort un roman aux deux ans. D’ailleurs cette histoire est le quatrième volet d’une série, ce qui n’y parait pas du tout, puisqu'elle est pleinement autonome.

J'ai hâte d'en lire une autre, c’est une lecture reposante, les émotions fusent à travers une épaisse feutrine mais n'en sont pas moins intenses.

J’avoue que j’ai pensé à l’écriture de Jacques Poulin tout au long de ma lecture. Par contre, celui-ci a des thèmes et une écriture plus tendres, mais tout aussi concise et précise.

* * *
Je viens de réaliser, via une recherche Google, que Jules se livre est férue de cette auteure.

5 commentaires:

Karine:) a dit...

J'ai beaucoup aimé ce que j'ai lu de Shimazaki... il faudrait que je commence une autre série...

Jules a dit...

C'est drôle parce que cette semaine, quelqu'un m'écrivait qu'il aimait d'amour Jacques Poulin. Moi c'est Aki Shimazaki que j'aime d'amour et je suis sur le point de dire Jacques Poulin aussi (je lis les yeux bleus de Mistassini)! Alors, ta comparaison me plaît énormément. Merci d'avoir ajouté mon lien!

Et bonne résurrection!! J'espère que la maison était dans un bon état!

anne des ocreries a dit...

J'essaierai volontiers, je ne connais pas l'auteure ; je suis curieuse....

Suzanne a dit...

Mais, mais qui va là?! Ravie de te lire à nouveau en espérant que tout s'est bien passé côté déménagement et que vous ne soyez pas trop dépaysés dans votre nouveau coin.
Mes excuses pour le hors sujet mais trop contente de ton retour ;-)

PG Luneau a dit...

J'abonde dans le même sens que Suzanne : très heureux de vous savoir en vie!! ;-)